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Séminaires
Séminaire "Industries créatives, culture, savoirs, territoires" (2008 - 2012) ![]() La référence à la « créativité » s'est imposée comme une ressource centrale dans les discours et les projets de nombre d'instances ou d'acteurs : institutions internationales, dont l’UNESCO, instances – publiques ou parapubliques – nationales, collectivités territoriales, groupements d'acteurs économiques, agences de conseils.... La transformation des cadres économiques et réglementaires des industries culturelles et les opportunités offertes par l'introduction des technologies numériques s'accompagnent d'un nouveau partage entre marché et intervention publique. Face à ces mutations, les sciences sociales et humaines sont confrontées à trois phénomènes majeurs. Tout d’abord, des contenus culturels et informationnels sont associés à des produits ou supports dont l’objet principal n’est pas d’offrir des produits culturels ou informationnels. Ensuite, les modes et logiques de fonctionnement propres aux industries culturelles s'étendent à des activités non culturelles mais qui incorporent la création dans leurs procès de création, production, diffusion et valorisation. Enfin, des politiques publiques nationales, régionales et locales incluent les industries culturelles, voire éducatives, dans cet ensemble plus vaste que constituent les industries créatives, au risque d'instrumentaliser les premières ou de leur faire perdre une partie de leur spécificité. L'objet de ce séminaire est d'interroger l'articulation opérée, autour de la notion de « créativité », entre les secteurs de l'économie, de la culture et de la formation, notamment dans le développement territorial. La promotion des « industries créatives » met en évidence l'inscription de stratégies économiques globales dans une pluralité de contextes locaux spécifiques et de dispositifs socio-techniques. Il est ainsi possible d'examiner l'émergence de ce qu'il est convenu d'appeler, « l'économie numérique », « l'économie de la connaissance » ou « de l'immatériel », en lien avec les mutations du capitalisme, toujours en quête de l’ouverture de nouveaux espaces de valorisation des capitaux et de transformations des territoires. La nébuleuse des « industries créatives » permet, tout d'abord, de s'appuyer sur la « valorisation des actifs immatériels » pour réaliser l'assemblage plus ou moins artificiel des arts, des industries culturelles, du Web, de la publicité, de la mode, du design, de la gastronomie ou du tourisme... Elle autorise également à construire de nouvelles lectures des phénomènes de mutations des industries de la culture et de la communication, comme du patrimoine local et de l'identité des territoires. Elle propose enfin de reconfigurer l'offre de consommation culturelle en sollicitant, directement ou indirectement, la « contribution des usagers ». Séminaire organisé dans le cadre de l’OMIC (Observatoire sur les mutations des industries culturelles, http://www.observatoire-omic.org/), sous la responsabilité de Philippe Bouquillion (Paris 8) et Yolande Combès (Paris 13), professeurs de sciences de l’information et de la communication. Comité d’organisation : Philippe Bouquillion, Yolande Combès, Fanny Carmagnat, Sarah Labelle (sarah.labelle@sic.univ-paris13.fr), Claire Oger (claire.oger@club-internet.fr), Julie Peghini (julie.peghini@gmail.com) Les séances du séminaire consacrées aux interventions de conférenciers invités sont ouvertes au public. On trouvera ci-dessous le programme des séances pour l’année 2010-2011, et pour rappel celui des deux années précédentes. Programme 2011-2012 Les séances ont lieu à la MSH-Paris Nord, en visioconférence avec l’ICM à Echirolles (accès à la MSH : plan et indications sur le site : http://www.mshparisnord.org/acces.htm) Vendredi 18 novembre 2011, 10h 16 H La « créativité » en pratiques. La journée sera consacrée à la notion de créativité et les interventions seront orientées autour des questions suivantes : 1. Quel sens peut-on donner à la notion de « créativité », et en particulier comment doit-on comprendre la tension – dans les discours – entre une créativité présentée comme universelle et les présupposés élitistes de la référence aux « classes créatives » ? Ou encore quelles catégories sociologiques sont concernées par les pratiques dites « ordinaires » et les compétences développées par les amateurs ? 2. Quelle valeur empirique et quelle pertinence peut-on accorder à cette notion dans la mesure où elle est mobilisée pour analyser des champs très différents : peut-elle éclairer également les pratiques artistiques et culturelles, les politiques éducatives, la participation politique et les mutations du travail dans les processus industriels qui intègrent une part de travail artistique ou intellectuel ? 3. Quels sont les enjeux socio-politiques des mutations observées et du recours croissant à la notion de créativité ? Quelles sont les conceptions et les valeurs de la démocratie, les figures du sujet et les modes de participation qui sont en jeu ? Patrice Flichy, professeur à l’université de Paris Est, membre du LATTS , « Le monde des amateurs à l’ère numérique. » Catherine Venica, doctorante en sciences de l’information et de la communication, Paris 8, CEMTI, MSH Paris Nord, « De l’expérimentation à l’industrialisation des échanges sociaux. ». François Debruyne, maître de conférences, Université Lille 3, Geriico, MSH Paris Nord, « La créativité comme idéologie et le parangon du fan : formes usuelles du commerce de la musique à l’ère de la convergence culturelle et numérique.» Claire Oger, maître de conférences, Université Paris 13, LabSic, MSH Paris Nord, « Discours institutionnels sur la créativité : enjeux politiques. » Vendredi 9 décembre 2011 - 9h 13h Industries culturelles et créatives : les enjeux de politique publique. Union européenne, France, international. Sylvie Bosser, Philippe Bouquillion, Julie Peghini, Programme ANR Culture, création, Observatoire des mutations des industries culturelles, Université Paris 8., « Les industries créatives : quelles perspectives pour les politiques publiques ? » Julien Chenivesse, Isabelle Ryckebush, Sous-direction de la diversité culturelle et du patrimoine mondial, pôle des partenariats et des politiques culturelles, ministère des Affaires étrangères. « Les industries culturelles françaises et l’international : les enjeux de politique publique. » François Rouet, Département des études, de la prospective et des statistiques, ministère de la Culture et de la Communication, « Bilan des politiques publiques en direction des industries culturelles. Focus sur un cas emblématique : l’édition. » Fabien Miclet, European Music Office, « Industries créatives : forces et faiblesses de l’approche européenne » Nicolas Le Goff, Ubifrance, « Ubifrance : objectifs, moyens, modalités d’action » Vendredi 13 janvier 2012 - 10h00 à 13 h00 Intermédiation et éducation Une hypothèse au cœur de cette demi-journée d’échanges autour du lien entre industries créatives et industries éducatives : le développement de nouvelles formes d’intermédiation en éducation marquerait l’intégration des industries éducatives dans les industries créatives en leur empruntant des modes de fonctionnement jusqu’ici inédits dans le secteur éducatif. S’y développent en particulier – lentement et sporadiquement – de nouvelles plates-formes d’intermédiation opérant un glissement vers l’aval des fonctions centrales, glissement à l’œuvre depuis plus longtemps au sein des industries culturelles. Deux temps forts pour cette demi-journée : • Laurent Gille viendra nous parler des formes et fonctions d’intermédiation en général en s'inscrivant dans une approche de l'économie de la médiation. • Gérard Puimatto nous parlera ensuite d’un exemple concret de plate-forme nouvelle en éducation : au-delà de l’exemple, il s’agira de voir en quoi elle renvoie à des tendances structurelles nouvelles. Introduction par Yolande Combès, professeur émérite en sciences de l’information et de la communication, Labsic – Université Paris 13 et Laurent Petit, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Labsic – université Paris 13. Laurent Gille, enseignant-chercheur à Télécom-ParisTech au Département de Sciences économiques et sociales (SES). Gérard Puimatto, directeur-adjoint du CRDP d’Aix-Marseille, « Corrélyce, ressources éditoriales en ligne, usages en construction, médiations, économie(s) » Vendredi 6 avril 2012 : 10h-17h DPI et géopolitique Vendredi 1er juin : 10h-17h Thème de la journée : Clusters et territoires Les politiques territoriales référant à la « créativité » peuvent être envisagées à travers un certain nombre de formes et de pratiques dans lesquelles elles se matérialisent, qui feront plus particulièrement l'objet de cette journée d'études. Les interventions seront orientées autour des questions suivantes : Quels sont les principaux dispositifs et modes d'action qui innervent les territoires dits "créatifs" et quels rôles jouent les différents acteurs et institutions dans leur élaboration et leur mise en place ? Comment ces initiatives participent-elles à la construction de « territoires exemplaires » ? Quelles sont les logiques qui sous-tendent les politiques menées ? La logique gestionnaire est-elle dominante et peut-on parler d'un encadrement de la "créativité" ? Enfin, quelle est l’ampleur de la transformation de l’action publique liée à l’introduction de la thématique de la créativité dans les territoires ? Programme 2010-2011 Les séances ont lieu à la MSH-Paris Nord, en visioconférence avec l’ICM à Echirolles (accès à la MSH : plan et indications sur le site : http://www.mshparisnord.org/acces.htm) Vendredi 26 novembre, 14h Séminaire interne au programme ANR « Des théories des industries culturelles et éducatives aux théories des industries créatives ». Présentation des trois axes de recherche: "la socio-économie des industries créatives", "territoires, pratiques et discours" et "politiques et régulations". Vendredi 17 décembre, 14h Christine Liefooghe, Maître de conférences en géographie économique et aménagement urbain Institut d’aménagement et d’urbanisme de Lille, Université de Lille 1 « Les régions de tradition industrielle face aux défis de l’économie créative » Résumé : La créativité est devenue un enjeu pour le développement économique de territoires mis en concurrence à l’échelle mondiale. Si la thèse de Richard Florida (2002) insiste sur le rôle de la classe créative dans la compétitivité des villes, nous souhaitons analyser la capacité des régions de tradition industrielle à s’adapter à ce nouveau défi économique. Dans un premier temps, nous interrogerons la notion de créativité au regard de l’évolution de l’économie (innovation, chaine de valeur dans l’économie de la connaissance, industries créatives). Dans un second temps, nous présenterons les stratégies d’adaptation de l’économie du Nord-Pas-de-Calais à l’économie créative, en particulier via de nouvelles politiques culturelles ou le développement de formations aux métiers créatifs (enjeux, héritages, freins, inégalités territoriales). Vendredi 11 février, 14h Philippe Lefebvre, Maître-Assistant HDR à Mines ParisTech (ex-Ecole des Mines de Paris) , Responsable de l’Observatoire des Pôles de Compétitivité, CGS Mines ParisTech (Centre de Gestion scientifique) Françoise Benhamou, économiste, Professeur à l’université Paris 13, CEPN (Centre d’économie de Paris Nord), "Le marché du livre à l'épreuve du numérique" Vendredi 18 mars, 10h à 17h30 Concours--prix - palmarès : médiatisation de la créativité et industries créatives Journée de recherche co-organisée : - par l'équipe de programme ANR « L'épreuve par la télévision. Une étude des formes médiatiques de la reconnaissance » (Programme franco-allemand en sciences humaines et sociales, coordonnée par Louis Quere et Axel Honneth) - et par l'équipe du programme ANR « Des théories des industries culturelles et éducatives aux théories des industries créatives » ( coordonné par Philippe Bouquillion) Thème de la journée : Nous nous intéresserons à la manière dont les concours et les prix récompensant la "créativité" constituent des dispositifs d’évaluation et de sélection (des productions ou des projets), qui contribuent: - à produire des rôles et des figures de "l'usager" - à construire le sens donné à la "créativité" et à la "contribution" des participants - à rendre public et à valoriser des formats, des productions, des pratiques. - à la construction médiatique de la personnalité artistique Il s’agit également de repérer comment s’insèrent ces dispositifs dans le fonctionnement socioéconomique des industries créatives, en particulier la manière dont ils renouvèlent le vivier de créateurs et des rapports entre acteurs, ceux de la création d’une part et ceux de la diffusion d’autre part. Il s'agit donc d'envisager un double dispositif (de sélection et de mise en visibilité) qui, à travers la promotion des lauréats et des instances organisatrices, tend également à prendre une dimension normative. Programme : -10h- 11h15 : « Soan trouve sa voie – Daniel trouve sa voix Analyse comparée des trajectoires des vainqueurs de la Nouvelle Star 2009 et de son équivalent allemand, Deutschland sucht den Superstar » Alain Bovet (Institut Marcel Mauss – CEMS, EHESS), Cornelia Schendzielorz (Institut für Sozialforschung, Francfort), Cédric Terzi (Université de Lille et Institut Marcel Mauss – CEMS, EHESS), Olivier Voirol (Université de Lausanne et Institut für Sozialforschung, Francfort) Présentation : Dans le cadre de deux interventions successives, nous présenterons les trajectoires des vainqueurs des émissions française et allemande. Nous montrerons comment leurs performances (au sens large) ont fait l’objet d’évaluations qui les ont progressivement fait apparaître comme de possibles vainqueurs. Nous ferons ressortir des différences importantes entre les deux vainqueurs, et, plus largement, entre ces deux déclinaisons d'un format télévisuel identique distribué par FreemantleMedia. - 11h15-12H30 : « Le crowd-sourcing : concours 2.0 ? » Jacob Matthews (Université Paris 8, Cemti), Vincent Rouzé ( Université Paris 8, Cemti) Présentation : Dans le cadre de cette intervention, nous proposons de revenir dans un premier temps sur l’idée de concours en rappelant que, loin d’être inhérents au web, ceux-ci sont depuis toujours une « technique » de découvertes des nouveaux « talents » utilisée des industries culturelles (exemple des radios crochet pour la musique). L’originalité du web serait alors une généralisation autant qu’une actualisation de ces modalités de concours. Il convient cependant d’interroger la réalité du basculement de l’expertise professionnelle vers l’expertise des usagers, qui constitue évidemment un élément central des discours de légitimation de ces dispositifs participatifs, dont la finalité serait la mise en visibilité de créations « cachées » jusqu’alors, puisque n’existant qu’en marge des logiques industrielles traditionnelles. Nous entendons illustrer dans quelle mesure ces dispositifs et cette volonté apparente de décloisonner les hiérarchisations créatives au profit d’une logique horizontale constituent, dans bien des cas, des manières originales de renforcer la structuration du marché existant. Afin de décrire plus précisément ce phénomène, nous proposerons une catégorisation des dispositifs mis en place, tout en interrogeant l’hypothèse d’une certaine normalisation des processus de valorisation symbolique et des modèles économiques propres à ces plateformes. Nous nous appuierons sur des exemples tels que le site de production collaborative de musique enregistrée, MyMajorCompany qui, fort d’un certain succès médiatique, s’efforce de décliner le même concept dans le domaine littéraire. Nous nous intéresserons par ailleurs plus spécifiquement à d’autres initiatives apparues dans le champ de l’édition, telles que Webook, ainsi qu’à des sites de crowdfunding visant à offrir une gamme de projets plus diversifiée, comme Indiegogo ou KissKissBankBank. Nous traiterons également de sites tels que MyShowMustGoOn pour le spectacle vivant, WeAreProducteurs lancé par Luc Besson pour le cinéma, Manolosanctis pour la BD ou CarnetDeMode qui exploite cette logique participative dans le monde de la mode. Pour chacun de ces dispositifs, nous illustrerons les formes variables que prennent les concours, tout en apportant des éléments d’analyse des leurs fonctions. -13h30-14h45 : « ‘Notre seul jury c’est vous !’ Les émissions de talent show comme terrain d’exercice d’un rapport évaluatif à la musique. » Alain Bovet (Institut Marcel Mauss – CEMS, EHESS), Cornelia Schendzielorz (Institut für Sozialforschung, Francfort), Cédric Terzi (Université de Lille et Institut Marcel Mauss – CEMS, EHESS), Olivier Voirol (Université de Lausanne et Institut für Sozialforschung, Francfort) Présentation : Envisagée comme une synthèse de notre recherche sur les émissions Nouvelle Star et Deutschland sucht den Superstar, cette présentation se concentrera sur le rapport évaluatif que l'émission appelle et exerce les téléspectateurs à adopter. Les téléspectateurs jouent un rôle central dans l'émission, mais doivent pour cela investir un rapport très particulier aux candidats et à leurs performances. Oscillant entre soutien et rejet, compassion et moquerie, ce rapport définit une modalité d’engagement du téléspectateur marquée par l’ambivalence, que l’on retrouve dans l’ensemble de l’émission. Or ce rapport n’est pas spécifique à ces émissions tant il se retrouve, à l’heure actuelle, dans d’autres dispositifs évaluatifs. Nous montrerons ainsi que, par cette modalité de participation et d’engagement, l'émission apparaît comme un lieu d’exercice de rapports sociaux caractéristiques du « capitalisme néo-libéral ». - 14h45-16H00 : « L’enseignement supérieur et les collectivités territoriales au prisme de la médiatisation des classements et des prix » Julie Bouchard (Université Paris 13-Iut de Saint-Denis, LabSic), Hélène Cardy, (Université Paris 8, Cemti) Cette présentation à deux voix porte sur deux terrains de recherche en cours conduits dans le cadre du projet « Médias et palmarès ». Elle traite dans un premier temps indirectement de la « créativité » en s’attachant à ce qui dans l’économie politique actuelle (idéelle et matérielle) en constitue un des piliers, l’enseignement supérieur, sans aborder directement la créativité dans l’enseignement supérieur. A travers le cas d’un journal de la presse spécialisée, en l’occurrence Le Monde de l’éducation, en traversant aussi une période précise allant entre 1976 et 1997, on s’attache à comprendre le rôle d’agent évaluant d’un organe de presse à travers la production d’une « technologie classificatoire » particulière, le classement des établissements, appelé par les journalistes « palmarès ». On montrera que les classements d’établissements d’enseignement supérieur au Monde de l’éducation émergent au carrefour de représentations (les valeurs du nouveau management public) et de rapports des journalistes concernant le champ de l’enseignement supérieur, et d’une réflexion sur le classement en tant que produit journalistique destiné d’abord et avant tout à informer les « usagers » (parents et étudiants). On analysera enfin la forme du classement en tant de dispositif matériel et idéologique de visibilité et d’invisibilité. Le deuxième volet de la présentation traite plus directement de la « créativité ». Il porte sur la médiatisation des palmarès des collectivités territoriales, puis sur la façon dont ils sont exploités par les élus dans la promotion des territoires (image, compétitivité, logique de marque) et, enfin, sur les effets qu'ils sont susceptibles de produire sur le travail des professionnels de la communication, enjoignant ceux-ci ou pas à la créativité. L’enquête porte essentiellement sur des palmarès centrés sur la communication elle-même : le « Grand Prix de la communication des collectivités territoriales » ou le « Prix de la presse territoriale ». Nous pourrons traiter aussi des palmarès mettant en jeu des questions liées aux NTIC : le « Label Villes Internet », « Ruralitic », « Les interconnectés », … Les questions seront traitées à la fois à partir d’une analyse de corpus textuels et d’entretiens menés avec des commanditaires (responsables associatifs, journalistes…), des responsables de communication des collectivités concernées et des responsables d’agence. - 16h15 à 17H30 : Prix de la créativité et enseignement : de la valorisation des projets lauréats à la promotion d’un modèle de sociabilité Xavier Levoin, (Université Paris 13, LabSic) et Claire Oger (Université Paris 13, LabSic) Cette communication portera sur les concours qui récompensent la « créativité » (généralement associée à l’ « innovation ») dans le domaine de l’enseignement (primaire, secondaire, supérieur...). Nous nous intéresserons aux documents produits et diffusés en ligne par leurs instances organisatrices. La présentation des lauréats et de leurs projets donne lieu à un discours qui met en circulation trois types de valeurs : des modèles de production des compétences, des normes comportementales et des formes de sociabilité. Les dispositifs d’évaluation nous semblent tout d’abord consacrer le « nouveau paradigme éducatif » promu par l’Union européenne et centré sur « l’éducation tout au long de la vie ». Ils valorisent toutes les formes de décloisonnement et d’innovations « ascendantes » qui produisent des savoir-faire « transférables » à l’ensemble des domaines de la vie sociale. Ils érigent enfin en modèle un ensemble d’attitudes qui dessinent une citoyenneté normée (respectueuse du développement durable ou de la diversité...) et une aptitude à entrer dans des configurations variées de la vie sociale -Mardi 7 juin, 9h00 à 18h00 : Journée d’études avec les chercheurs étrangers associés au programme : " Les industries créatives, encore, toujours et partout : actualités et enjeux des transformations dans les industries créatives ". Thème: Pourquoi le thème des industries et de l’économie créatives sont-ils aussi présents sous des latitudes aussi diverses que les anciens pays industriels et les pays émergents ? Quels sont les enjeux soulevés par ces mouvements ? Faut-il prendre au sérieux ces notions et qu’apportent-elles de nouveau par rapport à des notions plus établies, celle d’industries culturelles en particulier, et par rapport également aux thématiques de la société de l’information ou de la connaissance ? Qu’est-ce qui relie les industries créatives au territoire ? De nouveaux « acteurs » et de nouvelles institutions émergent-ils ? Telles sont les questions centrales soumises à plusieurs chercheurs, étrangers et français, invités par l’équipe de l’ANR « Des théories des industries culturelles et éducatives aux théories des industries créatives ». Programme : 9h : introduction par Philippe Bouquillion (professeur à l’Université Paris 8), porteur de l’ANR « Des théories des industries culturelles et éducatives aux théories des industries créatives (2009- 2012) » 9h15-10h15 : Philip Schlesinger (professeur à l’Université de Glasgow) : « Enjeux politiques et économie créative au Royaume-Uni » 10h15-11h15 : Enrique Bustamante (professeur à l’Université Complutense de Madrid) : « Industries créatives et industries culturelles en Espagne et en Amérique Latine: répercussions sur la recherche et sur les politiques culturelles » 11h30-12h30 : Gaëtan Tremblay (professeur à l’Université du Québec à Montréal), avec Pierre Moeglin (professeur à l’Université Paris 13) : « Les industries culturelles face aux politiques de la créativité » 12h30-13h30 : Eric George (professeur à l’Université du Québec à Montréal) : « Pour une critique de la notion d'industries créatives. Perspectives au Canada et sur les industries de l'information. » 14h30-16h00 : Bernard Miège (professeur émérite à l’Université Grenoble 3), « Pour une recherche Débat et synthèse 16h15- 18h00 : présentation de travaux de recherches portant spécifiquement sur l’Inde (en collaboration avec le Réseau/équipe « Industries culturelles, Scènes artistiques et littéraires indiennes », coordonné par Catherine Servan-Schreiber et Raphaël Rousseleau) Kristian Fiegelson (Ehess/Paris 3) et Monique Dagnaud (CNRS/EHESS) sur « Bollywood, les industries de l'image » ; Joël Augros (professeur à l’Université Paris 8) sur « une comparaison entre Bollywood/Hollywood » ; Bertrand Ficamos (Docteur, Bordeaux 3) sur « la convergence entre TV/Globo et Bollywood ». Programme 2009-2010 Vendredi 16 octobre, 14 h - Laure Gaetner, docteure en sociologie, Université Paris X Nanterre, IDHE « Les créatifs de la publicité et la construction de la valeur socio-économique des services publicitaires ». - Sarah Labelle et Claire Oger, maîtres de conférences en SIC, Université Paris 13, LabSic. « Hybridation et traces de tension dans le discours de l’Unesco sur la culture et la créativité ». Vendredi 27 novembre, 14 h - Christian Le Bart, professeur de science politique, Rennes 1, CRAPE, auteur de L’individualisation (Paris, Presses de Sciences Po, coll. Références, 2008). « La création comme accomplissement de soi ? » - Jacob Matthews, maître de conférences en SIC, Université Paris 8, CEMTI. « Les industries créatives : perspectives critiques » Vendredi 29 janvier, 14 h - Stéphane Vincent, Directeur du programme « 27ème région », FING « Territoires en résidences: créativité et co-conception des politiques publiques » - Vincent Bullich, maître de conférences en SIC, Université Paris 13, LabSic. « Développement des industries créatives et l’enjeu de la propriété intellectuelle » Vendredi 26 mars, 14 h - Philippe Bouquillion, professeur de sciences de l’information et de la communication, Université Paris 8, CEMTI « Les industries créatives dans les rapports officiels en Europe » - Débat : Apports du séminaire et problématiques émergentes Vendredi 28 mai, 14 h : - Thomas Paris, chargé de recherches CNRS au GREG HEC, chercheur associé au PREG-CRG Ecole polytechnique ; « Paradoxe de la création collective et structures organisationnelles de la création » - David Buxton, professeur de sciences de l’information et de la communication, Université de Paris Ouest Nanterre, animateur du groupe « Industries culturelles, cinéma, télévision » au laboratoire "Histoire des Arts et des Représentations" (Paris Ouest Nanterre) « L'évolution de la forme marchande de la série télévisée » Vendredi 11 juin, 14 h : - Solange Montagné-Villette, professeure de géographie (Université Paris 13 - CRESC) "Les territoires de la mode" Pour information, rappel des séances 2008-2009 Vendredi 3 avril 2009, 13 h - Emilie Dalage et François Debruyne : Maîtres de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lille 3 « Le développement paradoxal de la figure de l’amateur « créatif » sur internet : simple asymétrie relationnelle ou processus de réification ? ou quand la publicité du goût est prise dans l’obligation de la publicité de soi : les risques potentiels d’attitudes réifiantes » - Fanny Carmagnat : « L’innovation ascendante mise en pratique chez Orange Lab » Mercredi 13 mai 2009, - 14 h, Pierre Jean Benghozi, Directeur de recherches CNRS, Directeur du Pole de Recherche en Economie et Gestion de l’Ecole polytechnique : « Les modèles d’affaires : coeur des stratégies dans les industries de contenu » - 16 h, Tristan Mattelart, Maître de conférences à l’Institut Français de Presse (Paris 2) : « Nouveaux regards sur les industries culturelles. A propos de "Global Culture Industry" (Scott Lash et Celia Lury, Polity, 2007) » Mercredi 10 juin 2009 : - 10 h30, Marie-Anne Dujarier, Maître de conférences à l’Université Paris 3 : « Le travail du consommateur, de Mac Do à E-Bay » - 14 h, Guy Saez, Directeur de recherches CNRS, directeur de l’UMR PACTE, « La recomposition territoriale des politiques culturelles : villes créatives et villes participatives ». |
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