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Vendredi 6 avril 2012 : Journée d’étude "Les industries créatives et la question des droits de propriété intellectuelle"
20 March 2012
 Thème
 
La notion d’industries créatives a d’emblée recouvert un vaste ensemble hétérogène d’activités de production de biens et services ayant comme point commun de se fonder sur l’exploitation « d’idées originales » (Howkins, 2001), se rapportant généralement aux plans symbolique et sensibles. Cette définition a minima à l’aspect tautologique – puisque sont « créatives » les industries qui présentent de la « créativité » – a généralement été étayée dans les discours des thuriféraires de la notion par l’adjonction d’un second critère de caractérisation lié, celui-ci, plus particulièrement aux modalités de valorisation de la production.
 
Ainsi, dès 1998, La Creative Industries Task Force du Department for Culture Media and Sport du Royaume-Uni définit-elle les industries créatives en soulignant à la fois la dimension « créative » des activités qu’elles recouvrent, mais également les spécificités de leur développement économique fondé sur la « création et l’exploitation de droits de propriété intellectuelle ». John Howkins, consultant de stature internationale et inventeur de la notion « d’économie créative », considère quant à lui que les droits de propriété intellectuelle ne sont ni plus ni moins que « la monnaie de la nouvelle économie ». Par la suite, un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement définissait les industries créatives comme des activités ayant « une forte composante de compétences créatives et [qui] produisent des revenus sous forme d’échanges commerciaux et de droits de propriété intellectuelle ».
 
Il ne s’agit pas ici de multiplier les exemples mais seulement d’indiquer qu’un enjeu est clairement manifesté : le développement des industries créatives telles qu’elles fonctionnent à l’heure actuelle apparaît comme foncièrement tributaire de ces droits. Au-delà de la production d’idées, « l’économie créative » a donc éminemment besoin d’un cadre légal qui lui soit favorable afin que ces « idées » se changent en « monnaie » (pour paraphraser J. Howkins).
 
L’objet de ce séminaire est ainsi d’interroger les fondements et formes nouvelles de cette économie reposant sur l’exploitation des droits de propriété intellectuelle. Pour ce faire, plusieurs intervenants, d’horizons disciplinaires ou professionnels différents mais tous spécialistes reconnus dans leur domaine, ont été conviés à présenter des traits saillants de cette évolution ainsi que les principaux débats contemporains qui animent leurs champs respectifs.
 
Programme
? OMIC 2004 - 2013
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