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| Atelier 3.1 TICs et mutations des stratégies d’offre | |
| Président : - Marie-France Carmagnat, MSH Paris Nord, France Intervenants : Lionel Barbe, Université Paris 2 - Institut Français de Presse, France « Les médias participatifs : des modèles éditoriaux émergents sur Internet. Les exemples d'Agoravox et de la Wikipedia francophone » >>> Télécharger le texte de la communication
Annick Batard, Université Paris 13 - LabSIC,
MSH Paris Nord, France Camille Brachet, Université Paris 4-Sorbonne
- Celsa, France Aurélien Le Foulgoc, Université de Paris 2 - Institut
Français de Presse, France Nikos Smyrnaios, Université Stendhal - Grenoble
3, GRESEC, France |
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« Les médias participatifs
: des modèles éditoriaux émergents sur Internet. Lionel Barbe >>> Télécharger le texte de la communication
Selon une publication récente du magazine Nature , Wikipedia, l’encyclopédie libre sur internet, propose des articles d’une qualité comparable à ceux de l’Encyclopedia Britannica. En France, Agoravox, le site de journalisme citoyen dont le fonctionnement est inspiré du site Coréen Ohmynews, connaît un fort succès. Comment s’organisent les modèles éditoriaux de ces médias décentralisés ? Comment parviennent-ils à être efficaces ? Agoravox et Wikipedia se basent tous deux sur des modèles éditoriaux participatifs. Ne disposant pas de journalistes ou de rédacteurs professionnels, ces deux sites comptent uniquement sur l’investissement bénévole de citoyens pour les alimenter en contenu et créer une dynamique communautaire. Ils proposent des modes de publication et d’édition alternatifs, basés sur l’autoproduction et l’autorégulation des contenus. Cependant, si les sites communautaires sont techniquement de très efficaces diffuseurs d’information, ils risquent néanmoins de devenir la proie des rumeurs et des tentatives de manipulation. Leur liberté et leur rapidité de publication, qui constituent leurs atouts majeurs, pourraient servir à des individus dont les objectifs ne relèvent pas de la seule volonté d’informer. Pour remédier à ce risque, différents moyens ont été mis en œuvre. Qu’elle soit pratiquée antérieurement (Agoravox) ou postérieurement (Wikipedia) à la publication, l’autorégulation permet dans la plupart des cas d’éviter les dérives. Ces sites participatifs préfigurent donc une nouvelle forme éditoriale, non plus centralisée autour d’un modèle pyramidal, mais fonctionnant sur un modèle réticulaire, où chaque individu est à la fois consommateur et producteur du média. Pourtant, l’autorégulation est essentiellement pratiquée par des catégories de « super utilisateurs » dont le pouvoir et le degré d’implication dépassent amplement ceux des simples participants. Des études ont par ailleurs démontré que cet engagement répondait souvent à une dynamique de reconnaissance communautaire, au-delà d’un comportement altruiste. Dans ces conditions, les médias citoyens sont-ils vraiment
innovants ? Ne risquent-ils pas de se professionnaliser et d’évoluer
vers un modèle hiérarchisé ? Leur objectif égalitaire
pourra-t-il résister à leur transformation en média
de masse ? «La critique journalistique des DVD vidéo : une deuxième chance pour la critique cinématographique française ? » Annick Batard >>> Télécharger le texte de la communication
Nous nous intéressons à la critique des DVD vidéo,
dans la continuité de nos propos ayant montré l'importance
de la critique journalistique dans la légitimation du cédérom
comme produit culturel. Nous interrogeons ici l'apparition et la
forme prise par la critique des DVD vidéo dans la presse écrite
généraliste et les évolutions qu'elle représente
par rapport aux critiques journalistiques traditionnelles. Nous considérons
un peu le DVD vidéo face au film de cinéma, comme le
livre de poche pour le livre princeps, c'est-à-dire que le
second représenterait un second marché du premier.
S'il y a un peu de cela, il y a aussi des choses nouvelles à prendre
en compte. Nous cherchons donc à examiner dans quelle mesure
il y a filiation (sur l'objet et sa critique) mais aussi dans quelle
mesure au contraire, il y a nouveauté. « L’émergence et la circulation de nouveaux objets dans le champ des industries culturelles à travers l’analyse des usages du ‘podcast’» Camille Brachet >>> Télécharger le texte de la communication
Les récentes mutations observables concernant les industries de la culture, de l'information et de la communication ont permis le développement de nouveaux produits culturels. Je vais me limiter à un type d'objet en particulier, le « podcast », afin de montrer en quoi la propagation d’une pratique marginale a permis l’émergence d’une nouvelle industrie de contenus audiovisuels. A partir des possibilités proposées par Internet, les usagers produisent régulièrement de nouveaux objets tels que le « blog », l’« audioblog », le « podcast », de nouvelles pratiques comme le « podcasting » (action de « poscaster »), et les font sans cesse évoluer. Ces objets et leurs contenus s’articulent et circulent dans une macrostructure administrée par une microcommunauté (couramment appelée « blogosphère »), pour s’étendre à une sphère plus large. Avant toute analyse, il me semble indispensable de procéder à une rapide définition des objets étudiés : qu’est ce que le « podcasting » ? Quelles en sont les déclinaisons observables ? Le terme « podcasting » est né de la combinaison de « iPod » (le baladeur MP3 commercialisé par Apple) et de « broadcasting ». Il s’agit d’un système de diffusion et d'agrégation de contenus audios destinés aux baladeurs, tels que l'iPod. En ajoutant les technologies nécessaires au téléchargement automatique de fichiers audios et vidéos, le « podcasting » a été véhiculé par les « blogs » : les « blogs » permettent aussi à leurs auteurs de publier eux-mêmes leurs fichiers audios ou vidéos ; le « podcasting » permet maintenant de télécharger automatiquement l'écrit, l'audio, la vidéo dans les ordinateurs personnels et les baladeurs. On peut également distinguer de toutes ces formes les « audioblogs », des « blogs » qui proposent des contenus audiovisuels. C’est finalement un outil (l'Ipod) associé une technologie qui a permis l'émergence d'un nouvel objet véhiculant de nouveaux contenus culturels. Ce nouveau mode de diffusion et de consommation de contenus a ensuite circulé pour atteindre une sphère élargie, jusqu'à sa réappropriation commerciale, elle-même à l'origine de nouveaux usages. Ce sont plus particulièrement ces usages et leurs enjeux que ma communication se propose d’analyser. Différentes technologies se combinent pour construire un nouvel objet multimédia, hybride, façonné par les usages, empruntant aux nouveaux médias, ainsi qu’aux médias traditionnels. Aujourd’hui, on distingue globalement deux grandes sortes de « podcasts » : ceux des particuliers, et ceux des médias. En effet, on assiste à une récupération très rapide de cette nouvelle façon de consommer les contenus, par les radios d’abord, par les chaînes de télévisions ensuite. Les modes de consommation des médias de masse sont redistribués : d’une consommation de flux, l’auditeur passe à une consommation à la carte. Les pratiques se modifient donc et les contenus s’adaptent nécessairement. A partir d’observations réalisées sur Internet,
je propose de mettre en perspective ces nouvelles pratiques et leurs
conséquences sur le paysage audiovisuel. « La circulation des programmes télévisés
par les réseaux Torrents : Aurélien Le Foulgoc >>> Télécharger le texte de la communication
L'apparition d'un nouveau mode de consommation de la télévision
en liaison avec l'essor des réseaux constitue une des nouvelles
pressions des communautés d'utilisateurs contre les industries
culturelles. Le protocole Bittorrent (une nouvelle variante du «
Peer-to-peer ») a été pensé pour l'échange
de fichiers vidéos lourds. Comment s'organise ce réseau
d'échange ? Quels sont les contenus télévisés
véhiculés ? Ces modes d'échanges utilisés
par les internautes pour diversifier leur parc de programmes n'aboutissent-ils
pas finalement à une uniformisation plus rapide et plus grande
des pratiques télévisuelles ? Ce système de partage est principalement combattu par les industries télévisuelles et cinématographiques américaines. Sa pérennité semble cependant assurée, puisque la BBC développe actuellement un nouveau système de consommation de ses programmes à partir de ce protocole. Ce nouveau service, appelé BBC IMP, permet la réception à la carte d'une sélection de programmes télévisés des chaînes de la BBC sur sept jours. Il s'agit clairement de l'assimilation par l'industrie culturelle de braconnages d'utilisateurs. Mon étude sera tout d'abord socio-discursive et visera à démontrer comment et pourquoi le phénomène est né aux Etats-Unis. Je procéderai ensuite à une étude structurelle afin de montrer la circulation des programmes ainsi que l'organisation de ces filières vidéos (fournisseurs, sites, relais, clients,...) très organisées qui nourrissent culturellement de plus en plus d'utilisateurs. A partir d'une étude de différents sites d'échanges, qui constituent les seuls points de visibilité du système Torrents, je souhaite montrer la répartition des types de programmes, de leur nationalité, de leur régularité d'apparition et de leurs modes de circulation. Il se forme une véritable grille de programmes correspondant aux goûts et attentes du public initié à ces nouvelles pratiques. Je montrerai aussi la répartition des nationalités des consommateurs de ces programmes, afin de mettre au jour l'étendue géographique et la structuration de ce réseau d'échanges. C'est parce que ce nouveau mode de consommation des programmes a
un impact sur le système médiatique qu'il est aujourd'hui
fondamental de le questionner. Le passage de Jon Stewart dans l'émission
Crossfire sur CNN en 2004 a d'ailleurs marqué une rupture,
puisque le programme a été plus vu aux Etats-Unis sur
les réseaux Bittorrent que par la diffusion « classique
». En France, le phénomène a aussi un impact important,
puisque de plus en plus d'adolescents visionnent les séries
de la télévision américaine, sous-titrées
en français, un an avant leur diffusion effective. Au-delà,
par ce nouveau mode d'échanges, les utilisateurs français
accèdent à des émissions de la télévision
américaine, canadienne ou anglaise, qui étendent et
modifient leur vision du monde médiatique. « Essai de typologie des positionnements
stratégiques Nikos Smyrnaios >>> Télécharger le texte de la communication
Les producteurs de l’information en ligne, tels que nous les définissons ici, sont les structures qui se chargent d’assurer le processus de collecte et de traitement de l’information relative à l’actualité, selon des critères journalistiques, et qui le diffusent sur l’internet. Malgré leur hétérogénéité relative, les acteurs qui font partie de notre échantillon ont un certain nombre de caractéristiques communes qui permettent une analyse comparative. Leurs compétences se concentrent dans le segment éditorial de l’information en ligne, par opposition à la composante technique qui est le domaine privilégié des infomédiaires. Néanmoins, ils rencontrent des difficultés à rentabiliser leur activité. En effet, la majorité des structures qui sont présentes sur ce marché sont déficitaires. Notre communication se propose d’effectuer une typologie des stratégies mises en œuvre par les producteurs de l’information en ligne dans leur effort d’adaptation au nouvel environnement concurrentiel de l’internet. La typologie des positionnements stratégiques se présente de la manière suivante : - Les « conservateurs » de référence - Les « inventeurs sous contrainte » - Les « vases communicants » - Les « vitrines éditoriales » - Les acteurs transnationaux financiarisés |
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