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| Atelier 2.2 L’évolution des échanges culturels internationaux | |
| Président : - Gilles Pronovost, Université du Québec à Trois-Rivières, Canada Intervenants : France Aubin, UQAM, Montréal, Canada «Intellectuels et espace public » Stéphane Dorin, Université Paris 13,
EHESS, CNRS, France Elodie Kredens, Université Lyon 3, France Michael Palmer, Université Paris 3, France |
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« Intellectuels et espace public » France Aubin
« Culture, globalisation et communication : perspectives théoriques contemporaines » Stéphane Dorin >>> Télécharger le texte de la communicationIl s’agit ici de passer en revue les principales perspectives
théoriques disponibles aujourd’hui pour envisager les
rapports, complexes, ambigus et protéiformes, entre culture
et globalisation. Nous avons retenu quatre modélisations de
la globalisation culturelle parmi les plus utilisées et les
plus novatrices : tout d'abord, par ordre d'apparition, la théorie
de l'impérialisme culturel, la plus ancienne, mais renouvelée
ces dernières années par la critique des conglomérats
médiatiques, et la théorie de l'acculturation, issue
de l'anthropologie. Puis nous examinerons d'un point de vue critique
le modèle des flux globaux d'Arjun Appadurai, qui a profondément
renouvelé l'approche des dimensions culturelles de la globalisation.
Et enfin, nous aborderons le modèle dit des branchements,
forgé par l'anthropologue Jean-Loup Amselle. Nous essaierons
ainsi de dégager, à travers une approche critique,
mais sans rejeter a priori aucun des quatre modèles théoriques
retenus ici, leurs apports à une meilleure compréhension
de la circulation accélérée des biens culturels. « La télé-réalité,
une paradoxale « homogénéisation hétérogène
» télévisuelle : Elodie Kredens >>> Télécharger le texte de la communication
En matière d’internationalisation de l’offre télévisuelle, la télé-réalité présente comme originalité de proposer des « produits télévisés en devenir » puisqu’elle fonctionne sur l’exportation de formats et non de « programmes prêts à consommer ». En dépit de cette spécificité qui permet de nombreuses adaptations locales, beaucoup voient encore dans ce genre télévisuel un danger d’uniformisation culturelle et dénoncent le règne implacable des industries culturelles. Pourtant s’il existe bien une standardisation des « contenants », autrement dit des concepts de télé-réalité, il semble bien exagéré de conclure à une homogénéisation des « contenus ». L’étude de l’émission Big Brother dans
plusieurs pays montrera comment le format d’une émission
de télé-réalité a priori homogénéisant
s’avère au final extrêmement flexible et révélateur
de la diversité culturelle des pays. On verra qu’il existe
une dynamique commune qui permet à la télé-réalité
de s’internationaliser et une variation évidente des
conditions de production et des cadres culturels d’interprétation
de ces émissions. On se penchera alors plus particulièrement
sur le cas de Loft Story et on se demandera si la notion « d’exception
culturelle française » fait sens. Le but est de montrer
que les émissions de télé-réalité
font l’objet de véritables réappropriations même
si ces dernières n’apparaissent pas immédiatement
comme telles. Il est vrai qu’un décryptage expéditif
qui s’accompagne de surcroît de considérations
théoriques plutôt péjoratives sur les industries
culturelles ne permet pas de percevoir la richesse des déclinaisons
nationales de l’émission. « Agences de presse, moteurs de recherche, internationalisation et formatage de l'information » Michael Palmer >>> Télécharger le texte de la communication
"Mots sans fin... mots et images dont la fin est déterminée par avance..." Les mots, les images, les chiffres, les sons constituent la monnaie du commerce des nouvelles. Les flots des données, exploiter la mine des données, les flux des données - ces termes en italiques sont autant de métaphores convoquées lors des tentatives d'évaluation de la production des nouvelles, le débit des nouvelles. Cette production, dont la valeur paraît liée à la nouveauté du récit, à l'exclusivité revendiquée par la 'source' qui parvient à obtenir et à diffuser ce récit-produit, à un moment 'T', est susceptible d'avoir encore de la valeur, à un moment 'T +1'. Au cours de la dernière décennie, le développement de l'Internet, et le nombre croissant de sites lancés par ceux que l'on appelle traditionnellement des fournisseurs et vendeurs "qui font autorité, qui sont estimés dans la profession", s'accompagnent par ailleurs d'initiatives d'organisations techniques destinées à parvenir à des langages d'hypertexte et des catégories et classements de l'information susceptibles de faire consensus. Parmi les acteurs professionnels concernés : les agences internationales de l'information et les chaînes audiovisuelles transnationales. L'une des organisations techniques où se déroulent ces débats : International Press Telecommunications Council. Au cours de cette même période, les agences d'information, sur leur intranet et dans d'autres instances, débattent des enjeux commerciaux, techniques et linguistiques de ces développements. Sur un plan tout autre, divers projets de recherche universitaires s'efforcent de recenser l'importance quantitative des flux de l'information en circulation... Cette communication pointe certains des facteurs qui posent problème de manière récurrente au cours de ces débats. Les formes, formats et "langages", destinés à faciliter la reconnaissance et le transfert des données par ordinateur ont-ils une incidence autre que technique ? Les journalistes et d'autres agents de l'information se demandent parfois si les débats bien anciens à propos de l'emploi de tel ou tel terme à problème dans les langues de l’homo loquax (le français, l'anglais, l'espagnol, le chinois...) : exemple - ce 'terroriste' n'est-il pas 'un combattant de la liberté'?... ce 'tueur kamikaze' n'est-il pas un 'martyre de la liberté' ? - ne gagneraient pas en acuité avec l'emploi des langages de l'homo informaticus. |
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