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« Les services
d'actualités interactifs : des concurrents au journal papier
? »
Ester Appelgren
The Royal Institute of Technology, Stockholm, Suède
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Le numéro de décembre 2005 de Techniques de presse
- revue internationale sur la stratégie et les technologies
des journaux - aborde l'avènement d'une deuxième génération
de nouveaux médias surnommés “les nouveaux nouveaux
médias”. Dans l'article mentionné ci-dessus, Northrup
(2005) affirme que, dorénavant, “les nouveaux formats
à intégrer sont la vidéo, le podcasting, les
mobiles et le papier électronique” (p.1). Dans un ouvrage
de référence (devenu maintenant inactuel) sur les Nouveaux
médias (Pettersson, 1986), l'une des technologies de “nouveaux
nouveaux médias” suggérées par Northrup,
la “vidéo”, figurait déjà dans la
longue liste de nouveaux médias. Ainsi la vidéo était-elle
considérée comme nouvelle aussi bien en 1986 qu'en 2005,
cela prenant cependant place dans des contextes différents.
Les nouveaux médias, ou les nouveaux médias contemporains,
sont rarement complètement “nouveaux”. Ils sont
plutôt le résultat de la combinaison de caractéristiques
d'anciens médias (van Dijk, 2004). Ce constat est également
évoqué par Bolter et Grusin (2001) qui mentionnent que
le concept de remédiation fait partie de “la logique
formelle par laquelle les nouveaux médias remettent au goût
du jour les anciennes formes de médias”.
Les nouveaux médias sont en effet un concept très dépendant
du temps, et sont bien entendu en constante évolution. Rogers
(2003) suggère qu'une innovation est une idée, une habitude
ou un objet qui est perçu comme nouveau par un individu. Néanmoins,
la réelle nouveauté de l'idée, mesurée
objectivement dans le temps, a une importance mineure sur les réactions
qu'elle suscite chez les individus. C'est pourquoi, selon Rogers,
pour les éditeurs qui ont travaillé de façon
traditionnelle avec des médias imprimés, la vidéo
peut être considérée comme un nouveau média.
Les chercheurs ainsi que les représentants de l'industrie
ont, depuis l'introduction sur le marché des éditions
en ligne de journaux, considéré ces derniers comme des
menaces potentielles ou comme des compléments des éditions
papier. Alors que de nouvelles éditions numériques de
journaux sont sans cesse mises sur le marché, la menace potentielle
sur l'édition papier s'est donc encore accrue.
Dans ce rapport, quatre nouveaux services numériques d'actualités
ont été analysés : les éditions en ligne
de journaux papier, les télévisions web d'actualités,
le podcasting d'actualités et les blogs d'actualités.
Ces quatre services contiennent tous des éléments d'interactivité.
L'un des objectifs de ce rapport est de déterminer si les
aspects interactifs des nouveaux médias d'actualités
numériques sont le coeur de la menace potentielle envers l'édition
imprimée. En outre, ce rapport discutera de la nouveauté
avérée de certaines formes de nouveaux médias
tels que les services d'actualités interactifs. Quand de tels
services cessent-ils d'être nouveaux ? Et de quelle ampleur
doit être leur succès pour qu'ils ne soient plus perçus
comme tels, dans la mesure où ce succès dépend
souvent d'un nombre critique d'utilisateurs ?
Les résultats ont été obtenus en utilisant à
la fois des méthodes quantitatives et qualitatives. Une analyse
de la littérature et des statistiques disponibles sur les ventes
et l'utilisation des quatre nouveaux services numériques d'actualités
a été effectuée. Une enquête a été
menée auprès d'utilisateurs précoces des services
sélectionnés, dans le but d'examiner l'utilisation de
leurs différents aspects interactifs. Des entretiens approfondis
ont été conduits avec des experts de ces mêmes
services.
Ce rapport consiste en une introduction sur le domaine des services
numériques d'actualités, un état des lieux sur
les quatre canaux de communication sélectionnés, une
présentation des statistiques concernant l'usage des quatre
services associés, des résultats provenant des groupes
de travail et des entretiens, une analyse des résultats obtenus,
avec un accent mis sur la nouveauté réelle des nouveaux
médias et l'interactivité, le tout mis en relation avec
la menace qu'ils constituent aujourd'hui par rapport aux médias
traditionnels. Ce rapport contient enfin des conclusions et des suggestions
en vue de futures recherches.
« Industrie culturelle enfantine et
mondialisation : évolution du jouet en tant que produit de
consommation »
Sue Ferguson
Wilfrid Laurier University, Brantford Campus, Canada
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Qu'on s'en lamente, qu'on s'en réjouisse ou qu'on se contente
de le remarquer, l'industrie culturelle enfantine n'est plus du tout
ce qu'elle était il y a 25 ans. Bien des universitaires ont
souligné les façons dont la mainmise des capitaux mondiaux
sur les principales ressources culturelles pour enfants (c'est-à-dire
les jouets et les médias, ou l'hybride médias-jouets)
a poussé ces derniers à tisser une relation plus vaste
et plus intense avec le marché.
Un des grands pivots de la théorie de la « mercantilisation
de l'enfance » veut que ce changement favorise une différenciation
accrue entre les désirs de l'adulte et ceux de l'enfant. Quels
qu'en soient les inconvénients, avance Gary Cross, plus l'industrie
du jouet est liée à la logique du marché et moins
les jouets reflètent les valeurs et les messages du monde adulte.
Selon cette philosophie, l'introduction de la poupée Barbie
par Mattel, en 1959, marque le début d'une tendance, qui s'est
accélérée dans les années 1980 et 1990
lorsque la publicité pour les jouets a pratiquement éliminé
la mère-intermédiaire et entrepris d'adresser ses messages
directement aux enfants, tendance voulant que les jouets frappent
l'imaginaire sans limite des enfants et reflètent leurs besoins
et leurs désirs les plus profonds.
Le présent document s'oppose à la thèse de M.
Cross et soutient que, comme d'autres, elle s'attache inutilement
aux caractéristiques des jouets sans tenir compte de l'évolution
graduelle (et non de la simple disparition) des messages destinés
aux adultes. Je soutiens plutôt que pour comprendre de façon
cohérente la nature des changements amenés par la mondialisation
et la mercantilisation de l'industrie culturelle enfantine, il faut
se concentrer sur les spécificités actuelles de la forme
mercantilisée des jouets. Je parle avant tout de la façon
dont la production de jouets suit un véritable cycle de modes.
Les jouets sont depuis longtemps des créatures du marché.
La caractéristique majeure de cette industrie de jouets qui
stimulent l'envie au lieu de la satisfaire, incitant les enfants à
consommer un éventail sans fin d'accessoires et de produits
dérivés (ce que Beryl Langer a baptisé commoditoys),
est la façon dont les jouets - et les enfants pour qui on les
achète - sont entraînés dans un cycle de modes
en expansion continue au sein duquel, selon Walter Benjamin, la quête
de la nouveauté (et non du jeu) devient une fin en soi. Il
soutient en outre que si, en parallèle, la mort constitue la
seule expérience réellement novatrice, il ne faut pas
s'étonner de la domination du marché par les jouets
de guerre, les jeux vidéo violents et les poupées-mannequins
(qui peuvent tous être considérés comme flirtant
d'une manière ou d'une autre avec la mortalité).
Pour pousser encore plus loin le cadre de M. Benjamin sur ces questions,
on peut soutenir que les commoditoys font entrer les enfants dans
une transe collective qui inspire ou renforce une croyance subconsciente
dans les pouvoirs mythiques du capitalisme. Mais le jeu, selon M.
Benjamin, et particulièrement le mode cognitif qu'il implique,
tient un rôle spécial dans la destruction de ce mythe
: voilà pourquoi nous avons intérêt à au
moins remettre en question le degré auquel la transformation
de l'industrie culturelle enfantine est en mesure de coloniser entièrement
le coeur et l'esprit des enfants.
« Le Cybook et la filière éditoriale
»
Dominique Nauroy
Université Paul Verlaine - Metz, France >>> Télécharger le texte de la communication
En 1998, la société Cytale, fondée par Jacques
Attali, s’est emparé d’un champ de l’industrie
culturelle qu’aucun acteur n’avait encore tenté
de faire migrer vers le monde numérique : celui de la lecture.
Prenant acte d’une part du succès de la dématérialisation
de la musique, d’autre part des modèles de vie nomade
dont Jacques Attali prédisait l’essor rapide, Cytale
propose en 2001 une tablette de lecture électronique, le Cybook,
destinée à un segment de marché grand public
constitué de grands lecteurs, d’expatriés, de
seniors et de voyageurs. Sa commercialisation est un échec
spectaculaire, à comparer avec les attentes et les rêves,
alimentés notamment par la presse, qu’a fait naître
ce dispositif peu avant son lancement.
Utiliser l’électronique pour parvenir à séduire
les amoureux de la lecture peut sembler une gageure : en 2000, personne
ne conçoit a priori le livre électronique comme une
invitation à la lecture. Hybride entre le livre et l’ordinateur,
le Cybook est un dispositif nouveau qui, de prime abord, ne ressemble
ni à l’un, ni à l’autre. Tous les acteurs
de la chaîne commerciale, et parmi eux les distributeurs, vont
peiner à donner une lecture claire de cette invention.
Le grand public lui préfère, dans sa grande majorité,
le livre imprimé. Les résistances auxquelles ce dispositif
doit faire face mettent en évidence le statut référentiel
du livre imprimé dans l’imaginaire collectif. D’où
une inadéquation entre l’œuvre romanesque et l’écran,
en dépit d’expérimentations réalisées
en bibliothèques prouvant le contraire.
L’échec de sa proposition amène Cytale à
renégocier sa solution à destination d’un public
malvoyant. Le Cybook est, dans ce cas, un artefact qui donne un accès
nouveau et véritablement unique à un univers culturel.
Plus que de mutation, il convient alors de parler de création
de nouveaux usages. Et Cytale crée, ici, une médiation
réussie.
Le Cybook a donc été une traduction adaptée,
et n’a pas porté en lui les gènes de sa propre
mort. Alors, est-ce un aveuglement qui mène Cytale à
sa perte, incapable de se repositionner sur des niches éloignées
de l’optique originale ? Est-ce la faiblesse du réseau
que Cytale a constitué avec ses principaux partenaires, dont
les éditeurs et les distributeurs, qui la fragilise ? Même
si les temps de la décision sont parfois longs, au regard de
la courte vie de l’entreprise, à chacune de ces questions,
nous pouvons répondre par la négative. Cytale n’est
pas le fruit de décisions absurdes. La chute de Cytale, qui
symbolise en France la fin (ou la mise temporaire entre parenthèses)
d’une idée, ne s’explique pas par un facteur unique
et isolé, mais elle résulte de la conjonction d’une
série d’actions et d’appréciations, chacune
à la fois interne et externe à l’entreprise.
C’est ce que nous nous proposons d’expliquer. Notre enquête
offrira ainsi une lumière originale sur les stratégies
éditoriales actuelles d’Amazon et de Google aux États-Unis,
et de Sony au Japon dans le domaine d’un livre électronique
d’un genre nouveau, hybride entre la feuille et l’écran.
« Les nouveaux moyens de diffusion
de la création musicale contemporaine à Radio France
»
Barbara Sallé
Université Saint-Denis-Paris 8, CICM/MSH Paris Nord, France >>> Télécharger le texte de la communication
Radio France est un média radiophonique essentiel en France,
il représente les attentes de développement culturel
et technologique mis en place par les pouvoirs publics. Les objectifs
de Radio France pour le festival Présences résident
dans le fait de pouvoir aider la musique de création, en la
diffusant sur les ondes radiophoniques en direct ou en différé,
mais aussi par des concerts gratuits au sein de sa maison, interprétés
par ses deux orchestres, son chœur, et sa maîtrise.
Financé par le budget de Radio France, entreprise privée
à fonds publics, le festival Présences permet d’offrir
différentes figures de la composition musicale, nationales
et internationales (une vingtaine de créations par an, avec
les meilleurs interprètes). Le festival Présences est
un vecteur important de la diffusion de la musique contemporaine en
France depuis ses 15 dernières années. Créé
en 1991 par Claude Samuel, il s’agissait d’une manifestation
musicale d’avant-garde, dans une structure où tout permet
de servir la création musicale, de sa conception à sa
diffusion. En parallèle, le festival Présences électronique,
créé en 2005, pour ainsi dire basé sur le «
label » GRM , présente aussi bien les musiques électroacoustiques
du répertoire que les nouvelles tendances de la création
musicale électronique.
Dans cette proposition, nous souhaitons étudier les nouveaux
moyens de diffusion de la création musicale contemporaine dans
le cadre de Radio France autour du Festival Présences et de
Présences électronique.
Jusqu’à présent, les moyens traditionnels étaient
ceux de la diffusion sur les ondes radiophoniques (France Musique,
France Culture, plus toutes les annonces faites sur France Inter,
France Info, Fip, et le Mouv). Depuis 2004, de nouvelles techniques
de diffusion via Internet ont été implémentées,
pour être proposées au public en 2005.
Ces nouveaux moyens concernent :
1) la Radio sur Internet, accessible donc à l’international
;
2) le Podcast, permettant de choisir ses programmes et donc de personnaliser
sa radio.
Dans un premier temps, il s’agit d’évaluer l’apport
de ces nouveaux moyens de diffusion pour la création musicale
contemporaine. Dans un deuxième temps, il s’agit d’étudier
dans quelle mesure ces nouveaux moyens de diffusion, qui nous sont
hérités des pratiques nouvelles de l’industrie
musicale peuvent donner un nouveau souffle à la diffusion et
à l’autonomie esthétique de la création
musicale contemporaine. De nos jours, celle-ci ne s’est pas
encore industrialisée, et n’est sans doute pas industrialisable.
Elle n’est d’ailleurs pas comparable au cas du marché
de l’art plastique, elle touche un public restreint et elle
n’existe que par la volonté des politiques culturelles
des pouvoirs publics.
Cette étude est en relation avec notre recherche de thèse
universitaire intitulée « Les nouveaux moyens de diffusion
de la création musicale », et qui posent entre autre
les questions suivantes : dans quels termes parle-t-on de diffusion
musicale ? La diffusion implique-t-elle forcément l’industrialisation
d’une oeuvre ? Quelle est la politique culturelle mise en place
actuellement par les pouvoirs publics ? En d’autres termes,
quelles sont les connexions possibles entre l’art, l’industrie,
la diffusion, et comment peut-on développer d’autres
voies de diffusion de la création musicale au-delà de
l’industrie et de ses modèles économiques, liées
à l’évolution des technologies de l’information
et de la communication et aux mutations qu’elles entraînent
?
« Analyse des stratégies et
des pratiques des industries informationnelles spécialisées
»
Laïd Bouzidi
Sicomor, Centre de recherche de l’IAE, Université Jean
Moulin, Lyon 3, France
Eric Thivant
Sicomor, Centre de recherche de l’IAE, Université Jean
Moulin, Lyon 3, France
>>> Télécharger le texte de la communication (E. Thivant)
Cet article s’intéresse aux stratégies d’industrialisation
et aux modes de développement des industries de l’information
spécialisée face à la mondialisation de l’économie
et plus particulièrement les industries d'information financière.
Après avoir rappelé les principaux modèles de
développement traditionnels des industries culturelles, comme
le modèle éditorial ou le modèle de flots, nous
poserons comme hypothèse de travail que cette industrie informationnelle
spécialisée utilise des stratégies de développement
spécifique, enrichissant les théories sur les Industries
de la Culture, de l’information et de la Communication (ICIC).
En nous appuyant sur un cadre épistémologique constructiviste,
nous analyserons les politiques de développement des principaux
acteurs de cette industrie, d’un point de vue stratégique,
sociologique et technologique, en tenant compte de la réalité
du marché, des pratiques, de l’évolution technologique,
de l’internationalisation des marchés et de la prise
en compte des échecs et des succès des grandes fusions
verticales et horizontales sur ce secteur. Les principales entreprises
de ce secteur doivent alors exercer des activités plus industrialisées
et donc plus capitalistiques. En d’autres termes cette recherche
s’intéresse donc à l’évolution du
capitalisme médiatique (le capitalisme appartenant à
la sphère des médias) et aux stratégies des nouveaux
médias face à un espace public fragmenté et à
l'impact des nouveaux standards technologiques pour expliquer la dynamique
de ce secteur.
« Les médias électroniques
dans les pays arabes : vers une nouvelle industrie informationnelle
et communicationnelle ? »
Khaled Zouari
Université Stendhal - Grenoble 3 - GRESEC, France >>> Télécharger le texte de la communication
Notre communication s’oriente et se focalise autour des industries
culturelles en conformité avec « la théorie des
industries culturelles » et dans une acception comprenant les
médias électroniques. Notre regard se porte surtout
vers les transformations dans les industries du contenu (terminologies
employées par Claire Moriset et Bernard Miège pour mettre
en évidence leur relation de plus en plus forte, et même
leur implication dans les techniques de l’information et de
la communication), et plus précisément vers ce qu’il
est important de désigner comme les industries culturelles
et médiatiques sur l’internet dans les pays arabes. En
effet, le constat d’une transformation des modes de production
et de diffusion de l’information dans le cadre des sites Internet
de presse s’est construit à partir des travaux des chercheurs
traitant de l’industrialisation de la culture et de l’information.
Bien que nous souhaiterions mobiliser certaines références
dans notre analyse, il convient aussi de porter un regard sur les
résultats à partir de cet angle d’analyse. Nous
souhaiterions comprendre en quoi le passage de la presse au pays du
Maghreb vers l’Internet constitue une accélération
et un accompagnement de certaines mutations socioéconomiques
déjà engagées et comment, dans le même
temps, les acteurs, aux différents niveaux de l’organisation,
agissent et réagissent dans cette période transitoire.
Notre propos s’attachera, à travers des concepts mis
en place par des chercheurs travaillant sur les industries culturelles,
à repérer les phénomènes de renforcement
du processus d’industrialisation, dans le cadre du passage de
la presse imprimée au support numérique. Pour cela,
nous essayerons en premier lieu de comprendre le développement
de la presse dans les pays arabes dans le contexte des industries
culturelles, la logique marchande, les pratiques professionnelles
des journalistes et l’industrialisation de la presse. Nous finirons
par traiter le rapport au public consommateur tout en nous penchant
sur l’individualisation des pratiques de consommation des produits
informationnels et communicationnels.
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