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«L'économie
politique du journalisme digital »
César R. S. Bolaño
UFS, Brésil
La numérisation represente un nouveau paradigme technique,
responsable par une profonde restructuration de l’économie
politique de la communication et de la culture, dans la mesure qu’elle
permet un mouvement complèxe qui destabilise les marchés
constitués, en mettand en question des positions hegemoniques,
non pas necessairement dans le sens d’une plus grande democratisation,
mais, en général, au contraire, de l’accroissement de
la concentration multimedia. En tout cas, la concurrence – vue
non pas dans le sens de l’économie ortodoxe, comme l’oposée
du monopole, mais comme un processus permanent de construction,
defense et rupture de barières à l’entrée,
qui constitue les diferents tipes d’oligopole, forme générale
des marchés dans le capitalisme monopoliste – s’accroit
et deviens plus violente dans cette phase de transition de l’économie
des médias, dans laquelle l’internet assume un rôle
fondamental, au point d’être considerée comme
une “nouvelle économie”.
A l’intérieur du réseau mondial des ordinateurs,
les journaux font concurrence à la radio, celle-ci à la
télévision et tous aux compangies téléphoniques,
de façon que toute l’économie de la communication
est mise en question, pendant qu’il ne se constitue un nouveau
modèle de regulation de l’ensemble des industries de
la communication et de la culture et du champ culturel en général,
liée à la constitution d’un nouveau mode de regulation
du capitalisme. Ce qui deermine les formes specifiques de cette concurrence
tout azimuts n’est pas la convergence technologique wn abstrat,
mais le development concret de modèles de production specifiques,
pour l’internet, de musique, vidéo, services en ligne,
journalisme. Ce dernier, vue comme produit transversal, adapté à la
radio, à la presse, à la télévision ou à l’internet,
adoptant, em chaque cas, des formes particulières qui, non
obstant, ne changent pás as définition générale,
a été analisé par les soit disant “études
de journalisme”, lesqueles éclairecient efectivement
la parution de patrons de production spécifiques qui ne pourront être
completement compris qu’atravers la compreension de son économie
et de son économie politique.
L’objectif de cet article est étudier cet objet, le
journalisme en ligne, à la base de la théorie des industries
culturelles, ce qui exige incorporer critiquement les principales
contributions au thème des études de journalisme au
quadre théorique plus sofistiqué de l’Economie
Politique de la Communication.
Recherches conduites
depuis plus de 15 ans par nous même et par les membres
du séminaire « industrialisation de la formation » créé en
1991 par P. Moeglin et E. Fichez
«La structuration
des ICIC et système de communication dans les pays de l’ancienne
Union soviétique »
Ilya Kiriya Université Lomonossov de Moscou, Russie
>>> Télécharger le texte de la communication
« La
concentration industrielle dans les ICIC en Amérique Latine,
les enjeux de l’intégration économique continentale »
Guillermo Mastrini
Université de Buenos Aires, Argentine
>>> Télécharger le texte de la communication (version anglaise)
«Les théories
de la mondialisation en débat »
Tristan Mattelart
Institut français de presse, Université Paris 2, France
Cette communication a pour objectif de montrer dans quelle
mesure, depuis la fin des années quatre-vingt, les discours
théoriques sur la mondialisation, nés d’une convergence
entre certains tenants des cultural studies, de la sociologie
et de l’anthropologie, ont marqué une rupture dans la
façon d’appréhender les enjeux de l’internationalisation
des médias. S’appuyant sur quelques-uns des principaux
textes ayant donné corps aux théories de la mondialisation,
cette présentation s’efforcera de retracer les principaux
déplacements du centre de gravité de l’analyse
qu’opèrent celles-ci.
Tournant le dos aux études menées par l’économie
politique critique soulignant les menaces d’homogénéisation
culturelle dont est porteur le système transnational, largement
commercial, des médias, ces théories insistent, elles, sur
les mutations qu’a connues ce système, marquées par
l’émergence de nouveaux modes « flexibles » d’accumulation
du capital, représentés comme générateurs
de diversité culturelle.
Se détournant d’analyses de l’économie politique
s’efforçant de penser la façon de protéger
les cultures nationales des effets déstructurants du système
transnational et de ses agents dominants, les théories de la mondialisation
mettent au contraire l’accent sur la manière dont les flux
transnationaux des médias enrichissent les cultures nationales.
À l’économie politique privilégiant l’étude
macro des acteurs — États, multinationales de la communication… — du
système transnational des médias, les théories de
la mondialisation répondent en privilégiant l’« expérience » des
individus consommateurs, montrant comment les médias nourrissent
un cosmopolitisme ordinaire.
Prenant acte des apports dont est porteur ce déplacement du centre
de gravité de l’analyse, cette communication soulignera,
pour conclure, le caractère spéculatif de ces théories
de la mondialisation et finira sur un paradoxe. Les recherches impulsées
par ces théories privilégiant, pour appréhender la
condition culturelle globale, l’observation des interactions culturelles
que suscitent, au niveau local, les flux transnationaux, les réalités
du système transnational des médias, pourtant théâtre
de ces interactions, sont aujourd’hui moins bien cernées
que dans les années soixante-dix, à un moment où,
bien évidemment, celui-ci était beaucoup moins développé.
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