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| Table ronde 5 : Mondialisation et aires culturelles | |
| Président : - Alain d’Iribarne, administrateur de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, CNRS, France Intervenants : | |
«L'économie politique du journalisme digital » César R. S. Bolaño La numérisation represente un nouveau paradigme technique, responsable par une profonde restructuration de l’économie politique de la communication et de la culture, dans la mesure qu’elle permet un mouvement complèxe qui destabilise les marchés constitués, en mettand en question des positions hegemoniques, non pas necessairement dans le sens d’une plus grande democratisation, mais, en général, au contraire, de l’accroissement de la concentration multimedia. En tout cas, la concurrence – vue non pas dans le sens de l’économie ortodoxe, comme l’oposée du monopole, mais comme un processus permanent de construction, defense et rupture de barières à l’entrée, qui constitue les diferents tipes d’oligopole, forme générale des marchés dans le capitalisme monopoliste – s’accroit et deviens plus violente dans cette phase de transition de l’économie des médias, dans laquelle l’internet assume un rôle fondamental, au point d’être considerée comme une “nouvelle économie”. A l’intérieur du réseau mondial des ordinateurs, les journaux font concurrence à la radio, celle-ci à la télévision et tous aux compangies téléphoniques, de façon que toute l’économie de la communication est mise en question, pendant qu’il ne se constitue un nouveau modèle de regulation de l’ensemble des industries de la communication et de la culture et du champ culturel en général, liée à la constitution d’un nouveau mode de regulation du capitalisme. Ce qui deermine les formes specifiques de cette concurrence tout azimuts n’est pas la convergence technologique wn abstrat, mais le development concret de modèles de production specifiques, pour l’internet, de musique, vidéo, services en ligne, journalisme. Ce dernier, vue comme produit transversal, adapté à la radio, à la presse, à la télévision ou à l’internet, adoptant, em chaque cas, des formes particulières qui, non obstant, ne changent pás as définition générale, a été analisé par les soit disant “études de journalisme”, lesqueles éclairecient efectivement la parution de patrons de production spécifiques qui ne pourront être completement compris qu’atravers la compreension de son économie et de son économie politique. L’objectif de cet article est étudier cet objet, le journalisme en ligne, à la base de la théorie des industries culturelles, ce qui exige incorporer critiquement les principales contributions au thème des études de journalisme au quadre théorique plus sofistiqué de l’Economie Politique de la Communication. «La structuration des ICIC et système de communication dans les pays de l’ancienne Union soviétique » Ilya Kiriya >>> Télécharger le texte de la communication
« La concentration industrielle dans les ICIC en Amérique Latine, les enjeux de l’intégration économique continentale » Guillermo Mastrini >>> Télécharger le texte de la communication (version anglaise)
«Les théories de la mondialisation en débat » Tristan Mattelart Tournant le dos aux études menées par l’économie politique critique soulignant les menaces d’homogénéisation culturelle dont est porteur le système transnational, largement commercial, des médias, ces théories insistent, elles, sur les mutations qu’a connues ce système, marquées par l’émergence de nouveaux modes « flexibles » d’accumulation du capital, représentés comme générateurs de diversité culturelle. Se détournant d’analyses de l’économie politique s’efforçant de penser la façon de protéger les cultures nationales des effets déstructurants du système transnational et de ses agents dominants, les théories de la mondialisation mettent au contraire l’accent sur la manière dont les flux transnationaux des médias enrichissent les cultures nationales. À l’économie politique privilégiant l’étude macro des acteurs — États, multinationales de la communication… — du système transnational des médias, les théories de la mondialisation répondent en privilégiant l’« expérience » des individus consommateurs, montrant comment les médias nourrissent un cosmopolitisme ordinaire. Prenant acte des apports dont est porteur ce déplacement du centre de gravité de l’analyse, cette communication soulignera, pour conclure, le caractère spéculatif de ces théories de la mondialisation et finira sur un paradoxe. Les recherches impulsées par ces théories privilégiant, pour appréhender la condition culturelle globale, l’observation des interactions culturelles que suscitent, au niveau local, les flux transnationaux, les réalités du système transnational des médias, pourtant théâtre de ces interactions, sont aujourd’hui moins bien cernées que dans les années soixante-dix, à un moment où, bien évidemment, celui-ci était beaucoup moins développé. |
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