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« Du capitalisme industriel au capitalisme
immatériel : quelques pistes de réflexion»
Alain Herscovici
Universidade Federal do Espirito Santo, Brésil >>> Télécharger le texte de la communication
La majeure partie des économistes et des sociologues ont
toujours eu des difficultés pour étudier la nature
et les fonctions sociales et économiques des activités
immatérielles liées à la culture, à l´information
et à la connaissance. Au-delà du simple constat empirique,
ils n´ont pas élaboré une construction théorique
permettant d´analyser la nature et l´ampleur des ruptures
sociales et économiques qui caractérisent ce
capitalisme "cognitif". Par rapport à ce type d´analyse,
le développement des activités immatérielles
pemet de questionner la portée explicative de la théorie
de la valeur travail, telle qu´elle a été formulée
par les économites classiques. Il s´agit, en fait,
d´étudier les nouvelles formes du travail productif ainsi
que les nouvelles modalités de création et d´appropriation
de la valeur propre à ce capitalisme immatériel.
Dans une première partie, à partir des limites de la forme marchandise
signalées par Marx, je montrerai pourquoi la théorie traditionnelle
de la valeur travail ne permet pas d´expliquer la phase actuelle du capitalisme,
et je fournirai des éléments relatifs aux nouvelles formes de concurrence
et de valorisation du capital. Dans une seconde partie, , je définirai
les nouvelles formes de valeur propres à ce capitalisme post-fordiste
et je montrerai, à partir des travaux de François Braudel, en quoi
ce capitalisme immatériel s´inscrit dans le cadre des évolutions
longues du système. Finalement, à partir d´une perspective
anthropologique, culturelle et historique, je montrerai comment et pourquoi il
est possible de réfuter la légitimité des droits de propriété relatifs
aux différentes formes de production immatérielle.
Recherches conduites
depuis plus de 15 ans par nous même et par les membres
du séminaire « industrialisation de la formation » créé en
1991 par P. Moeglin et E. Fichez
«Mutation
néolibérale des ICIC et de la politique : la ‘cybernanthropisation’ de
l’espace public »
Jean-Guy Lacroix Université du Québec à Montréal,
Canada
Après avoir rapidement évoqué en quoi et comment
les Industries de la culture, de l’information et de la communication
(ICIC) contemporaines submergent la société, la communication
s’attardera, dans un premier temps, à préciser
le rôle clé des ICIC dans la totalisation de l’aliénation
(sa systématisation et sa systémisation) et, dans un
deuxième temps, à montrer que les thèses de
Castells (L’ère de l’information) et
de Melucci (Challenging Code) concernant le rapport du politique
aux médias et “ nouveaux ” mouvements sociaux
masquent la dimension proprement politique de la détérioration
du fonctionnement de l’espace public (sa “ cybernanthropisation ”,
pour reprendre Henri Lefebvre (Vers le cybernanthrope))
et de la subsomption de sa finalité démocratique
«Les mutations des
industries de la culture au Mexique »
José Carlos Lozano
Tecnologico de Monterrey, Mexique
>>> Télécharger le texte de la communication (version anglaise)
«Quelle mondialisation
pour la “haute culture” ? Les arts visuels à l’ère
de la globalisation ?»
Alain Quemin
Université Marne-La-Vallée, Institut Universitaire de France, LATTS
(CNRS), France
Si les travaux sur la globalisation se sont multipliés
depuis les années 1990, les recherches empiriques sur ce thème
restent encore trop peu nombreuses en sociologie. A partir du cas des
arts plastiques contemporains, il s’agit de faire apparaître
comment les discours, très répandus dans le monde de
l’art, sur la globalisation, le métissage et l’abolition
des frontières relèvent très largement de l’illusion.
En objectivant les positions occupées par les différents
pays dans le domaine artistique apparaît une hiérarchie
très marquée qui révèle que, par delà le
développement des échanges internationaux, subsistent
en particulier un centre aux contours bien dessinés composé de
quelques pays occidentaux, parmi lesquels les Etats-Unis et l’Allemagne
occupent des places de choix, et une vaste périphérie,
composée de tous les Etats n’appartenant pas au premier
ensemble. L’exemple analysé de façon empirique
dans cette communication permettra alors de reconsidérer les
recherches, souvent essentiellement abstraites ou ne reposant pas sur
des données produites expressément par le chercheur aux
fins de son analyse, qui ont été menées jusqu’à présent
sur la globalisation culturelle.
« Les
contradictions de la globalisation éditoriale : l’exemple
des traductions de livres de littérature et de sciences sociales »
Gisèle Sapiro
CNRS, Centre de sociologie européenne, Fondation MSH Paris, France
EN ATTENTE
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